Cette carte a ouvert quelque chose. Maintenant tu prends le temps de le regarder plus clairement.
Carte n°1 : Mes besoins fondamentaux (image de carte)
Cette carte t’invite à regarder la façon dont tu prends soin de toi.
Ce parcours ne cherche pas à t'apporter des réponses. Il t'accompagne pour explorer ce que cette carte a déjà mis en mouvement en toi.
Lecture de carte : Cette lecture propose un éclairage plus large de ce que la carte met en jeu. Et s'appuie sur différentes traditions et approches philosophiques, pour donner du relief à ce que tu perçois. Lis lentement et vois ce qui résonne en toi, laisse le reste.
Bien manger, bien dormir et boire suffisamment d’eau sont nos besoins fondamentaux. Ils sont nécessaires pour nous assurer une sécurité physique et mentale. Etre aimé, reconnu, heureux, etc ne le sont pas, et au contraire, dépendent des premiers. Et même si le lien entre cerveau et intestin est scientifiquement prouvé, cela ne nous fait pas toujours changer nos façons de nous nourrir, de nous hydrater ou de prendre soin de notre santé mentale pour mieux dormir. Il faut dire que beaucoup de nos contraintes quotidiennes nous détournent parfois des réponses que nous devrions apporter à nos besoins fondamentaux. Nos émotions aussi peuvent agir sur notre façon de prendre soin de nous.
Pourtant, la façon dont nous nous nourrissons est révélatrice du respect et de l’amour que nous nous portons à nous-mêmes. Pourquoi nous ne supportons pas la violence physique mais acceptons la violence des aliments trop gras, salés, sucrés, issus de conditions de production qui n’ont que faire de l’impact sur la santé des consommateurs ? Manger fréquemment des aliments de qualité douteuse est aussi une forme de violence pour notre corps. C’est même une violence psychologique car en naît une sorte de culpabilité avant, pendant ou après parce que nous savons que ce n’est pas bon pour nous. Et plus tard encore, nous reprocherons à notre corps de ne pas avoir les formes que nous souhaiterions, ou d’être malade, et nous re-culpabiliserons de nous être autorisé(e)s cette nourriture. Mais manger est aussi une façon de répondre à des angoisses sourdes issues de nos émotions ou de notre histoire en général, tout comme le fait de ne plus manger. C’est pour cela qu’il est difficile de dissocier un travail sur notre alimentation d’un travail sur nos émotions.
Il en va de même pour la qualité de notre sommeil. Notre agitation nocturne vient souvent de notre façon de nous alimenter, de nos réactions face à nos émotions, de notre épuisement à vouloir répondre avant tout à ces angoisses existentielles en agissant contre notre corps. Notre tension nerveuse est parfois telle que même les moments de repos ne sont plus suffisants à l’apaiser. Et au lieu d’écouter en nous ce que nous avons à comprendre des messages de notre corps, nous nous divertissons (au sens étymologique de « regarder ailleurs ») , au travers de nos écrans par exemple.
Ainsi, répondre à nos besoins fondamentaux, c’est faire acte d’amour envers nous-mêmes, comme un parent idéal pourrait le faire avec son enfant : le nourrir sainement, l’hydrater et être attentif à ses besoins de repos.